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Jusqu’où pouvons-nous tolérer l’intolérable ?



Il existe un moment — subtil, silencieux, invisible — où l’être humain commence à s’éloigner de lui-même. Ce moment où l’on baisse légèrement la tête. Où l’on serre un peu plus les dents. Où l’on dit “Ce n’est pas grave” alors que tout en nous hurle l’inverse.


Et sans même s’en rendre compte… on tolère ce qui, autrefois, nous aurait été insupportable.


Pourquoi ?

Parce que nous avons appris très tôt à encaisser.

À tenir.

À rester “fort”.

À performer.

À satisfaire.

À coller à des normes qui ne sont pas les nôtres.


Ce glissement est si imperceptible qu’il s’installe comme une endurance ininterrompue.

Mais en vérité, c’est souvent une forme d’anesthésie.


Quand l’intolérable devient… habituel


Le plus troublant, c’est que le corps et l’esprit finissent par s’y adapter.


Quelques exemples


L’estime de soi qui s’effrite


Nous tolérons qu’on nous coupe la parole en réunion.

Nous tolérons qu’on minimise nos émotions.

Nous tolérons que nos compétences deviennent “évidentes”, donc invisibles.


Puis un jour, on se demande : “Est-ce que j’ai vraiment de la valeur ?”

Alors que la vraie question est : Depuis quand te fait-on croire que tu dois mériter ta place ?


Le sommeil qui se détraque


Nous tolérons de dormir 5 ou 6 heures, “parce que c’est comme ça”.

Nous tolérons les réveils nocturnes, le mental qui tourne, le corps qui se tend. Nous nous habituons à nous lever fatigué.


Ce n’est pas de la force…

C’est notre système nerveux qui s’adapte en mode survie.


Le stress qui devient une identité


Nous tolérons d’être “toujours sous pression”.

Nous tolérons d’avaler nos émotions pour ne pas déranger.

Nous devenons disponibles pour tous… sauf pour nous-même

Et nous finissons par dire : “C’est normal, c’est mon rythme.”

Non.

Ce n’est pas notre rythme.


C’est le rythme que nous avons accepté pour tenir debout.


Quand le rôle prend toute la place


Nous tolérons de porter le rôle du “fort” dans la famille.

Nous tolérons de prendre sur nous pour éviter les conflits.

Nous tolérons d’être celui ou celle qui gère, qui apaise, qui soutient… alors qu’à l’intérieur, ça tremble.

Par loyauté, par amour, par habitude aussi, on se dit que “c’est normal”, que “ça a toujours été comme ça”.

Mais à force de tout tenir, on finit par ne plus savoir ce que l’on ressent vraiment, par confondre obligations affectives et besoins personnels.

Et c’est souvent dans ces dynamiques familiales — si anciennes, si ancrées — que l’on perd le plus facilement sa place, sa voix, sa respiration, sa connexion.


Quand les normes nous façonnent sans qu’on s’en rende compte


Nous tolérons d’avancer dans un monde où il faut aller vite,

où la performance est une mesure de valeur,

où l’on apprend que ralentir est suspect,

et que prendre soin de soi est un luxe.

Nous tolérons les injonctions à réussir, à optimiser, à faire toujours plus.

Nous tolérons de nous comparer,

de nous sentir “en retard”,

de chercher sans cesse à prouver quelque chose à quelqu’un — parfois même sans savoir à qui.


Et dans cette course collective, on se coupe peu à peu de notre rythme profond, de nos besoins, de notre justesse intérieure.

Nous devenons des êtres qui avancent, mais qui n’habitent plus vraiment leur vie.


Pourquoi supportons-nous ce qui nous fait mal ?


Parce que l’humain a une capacité immense à se convaincre que “ça va aller”.

  • La peur de perdre : un lien, un job, une stabilité.

  • Le besoin de reconnaissance : “si je tiens encore un peu, on verra mes efforts.”

  • La pression sociale : “si je lâche, je passe pour quelqu’un de faible.”

  • Les croyances : être fort, ne pas déranger, prouver, performer.

  • Les habitudes : on s’habitue même à la douleur !

  • Le vide : ne pas savoir ce qu’il y a de l’autre côté du “stop”.


Et puis il y a l’environnement : ces messages invisibles qui disent “fais un effort”, “ne te plains pas”, “sois un bon collègue”, “sois un bon parent”, “sois un pilier”.

À force de vouloir répondre à tout le monde, on finit par ne plus s’entendre soi-même.


L’adhésion forcée : quand on cherche à correspondre… jusqu’à ne plus “corres-pondre”


Ce qui nous blesse le plus, ce n’est pas seulement ce que l’on tolère. C’est tout ce à quoi l’on se plie pour correspondre :

correspondre aux attentes,

correspondre au rythme,

correspondre au rôle,

correspondre à ce que l’on croit devoir être pour être accepté.


Mais à force de vouloir correspondre…on finit par ne plus corres-pondre.

Le fil intérieur — ce mouvement vivant entre ce que je sens et ce que je choisis —se tend, se distend, puis se rompt.


On ne répond plus à soi.

On ne s’écoute plus.

On ne se consulte plus.

Ce va-et-vient essentiel entre moi et moi se coupe (le dialogue intérieur se mute en monologue automatique).

Et l’on devient un personnage qui exécute, plutôt qu’un être qui se ressent.


C’est là que naît l’adhésion forcée :

quand on s’aligne sur l’extérieur au point de se désaligner de soi,

quand on accorde plus de place aux normes qu’à sa nature profonde,

quand on quitte son axe pour mieux tenir debout alors qu’on a besoin, au fond, de se retrouver.


Mais vient toujours un moment — parfois doux, parfois brutal — où le corps rappelle qu’il n’est pas un décor. Un moment où l’on sent que quelque chose ne sonne plus juste, où l’on ne se reconnaît plus dans ses propres gestes.

Et ce moment-là… est une invitation.


💫 Une invitation à changer d’axe.

À reprendre sa place dans sa propre vie.

Et oui, ensuite — naturellement — à reprendre sa place dans son propre corps, ce lieu sacré qui, patiemment, attendait qu’on revienne habiter chaque sensation, chaque souffle, chaque vibration.


Revenir en soi, c’est recommencer à corres-pondre.

À se répondre.

À redevenir un lieu de présence, de cohérence et de vérité.



Comment sortir de ce cercle qui use et qui enferme ?


Il ne s’agit pas d’un saut spectaculaire.

Il s’agit d’un mouvement très simple : revenir en soi.


  • Écouter ce qui coince.

  • Nommer ce qui fait mal.

  • Sentir ce qui n’est plus juste.

  • Accueillir ce qui a été enfoui.

  • Ralentir ce qui a été accéléré de force.

  • Reprendre sa place dans sa propre vie.


Ça demande du courage, oui. Mais surtout : ça demande de la douceur.

Car on ne guérit pas d’une longue période d’intolérable avec davantage de dureté ou d’exigence. On se retrouve avec lenteur, présence… et parfois avec la présence de quelqu’un qui nous accompagne sur ce chemin.


Et si aujourd’hui, vous appuyiez aussi sur le bouton STOP ?




Ce moment où la main hésite, où le regard s’écarquille, où tout en toi dit “là, ça suffit…”Ce moment où l’on sait qu’on ne peut plus continuer à se suradapter, à encaisser, à tolérer l’intolérable.


Appuyer sur STOP, ce n’est pas renoncer.

C’est se revenir.



C’est offrir à son corps et à son cœur une pause qu’on ne s’accorde jamais vraiment.

Parce que parfois, on tient tellement…que le corps finit par lâcher exactement quand on aurait voulu profiter : le premier jour des vacances, juste avant les fêtes, ou le dimanche soir où l’on rêve d’un peu de douceur avant d’attaquer la semaine.


Ça ne t’est jamais arrivé ?


Ce moment étrange où, dès que la pression retombe, la fatigue explose ?

Comme si le corps disait enfin : « Maintenant que tu t’arrêtes, je peux m’exprimer… »


Et si tu apprenais à lâcher avant la rupture ?

À prendre soin de toi en amont, avant que ton corps ne s’effondre de soulagement ou d’épuisement ?

Les séances de relaxation sonore sont justement créées pour ça :

ouvrir des portes vers soi,

apaiser ce qui tremble,

laisser les sons te traverser,

sentir les vibrations te réinstaller dans ton corps…

et te retrouver vivant, pleinement vivant.


Voici les deux prochains temps pour souffler, se déposer et se reconnecter et ensuite le premier dimanche de chaque mois :


🕊️ Relaxation Sonore – Décembre


  • Dimanche 7 décembre — 17h à 18h

    Pour apaiser ce fameux “flou/cafard du dimanche soir” et entrer dans la semaine avec douceur.


  • Samedi 20 décembre — 11h à 12h

    Pour relâcher les tensions avant les fêtes, calmer ce qui s’agite en soi, et accueillir ses proches avec un cœur plus léger.


Deux espaces simples, sensibles et accessibles pour se rappeler que l'on existe, que l'on vibre, que son corps n’est pas un outil… mais un lieu de vie, de présence et de résonance.


Et si, cette fois-ci, vous vous écoutiez avant de vous épuiser ?

Et si vous faisiez de décembre un mois pour revenir en soi.



🌿 D’autres chemins pour se retrouver

• Massage sonore et vibratoire – remettre son corps au diapason.

• EFT libération émotionnelle – relâcher ces émotions qui nous collent à la peau.

• Équilibrage énergétique – apaiser le mental et harmoniser son énergie.



🧡 Et si décembre devenait le mois pour revenir en soi, plutôt que s’épuiser un peu plus ?


Et maintenant…


Après cette lecture, que ressentez-vous dans votre corps ?

Un souffle un peu plus profond ?

Une tension qui se révèle ?

Une émotion qui se déplace ?

Une mise en lumière peut-être, ou un simple frémissement intérieur ?

C’est souvent là que commence le retour à soi : dans cette première sensation que l’on accepte enfin d’écouter.


Faites un point en répondant au questionnaire à suivre et découvrez votre profil et votre défi pour transformer votre approche de vous-même avec plus de douceur et de bienveillance.



À vos côtés pour votre équilibre et faire que l'intolérable soit derrière vous.


Anthony Soulard

Accompagnant bien-être et reconnecteur à soi


Angers et visio


Libération et intelligence émotionnelle (EFT)

Praticien massage sonore et relaxation sonore

Équilibrage énergétique.



✨ Questionnaire : Quelle est ta manière de tolérer l’intolérable ?


Répondez spontanément, sans réfléchir trop longtemps.

Cochez ce qui vous ressemble le plus :


1. Quand quelque chose ne me convient pas…

A. Je serre les dents et j’attends que ça passe.

B. Je minimise : “Ce n’est pas si grave.”

C. Je cherche à comprendre pourquoi l’autre agit ainsi.

D. Je m’adapte pour éviter le conflit.

E. Je ressens beaucoup dans mon corps… mais je n’en parle pas.


2. Quand je suis fatigué ou saturé…

A. Je continue quand même.

B. Je repousse mes propres besoins.

C. Je reste pour les autres, par loyauté.

D. Je culpabilise de ralentir.

E. Mon corps finit par parler à ma place.


3. Face aux attentes extérieures…

A. Je veux être irréprochable.

B. J’ai du mal à dire non.

C. Je fais passer les autres avant moi.

D. Je me dis “c’est normal, tout le monde vit ça”.

E. Je m’oublie sans m’en rendre compte.


4. Quand il faudrait dire STOP…

A. Je reporte.

B. Je rationalise.

C. Je me tais.

D. Je tiens.

E. Je craque plus tard.


5. Ce qui me fait le plus peur dans le changement…

A. Décevoir.

B. Perdre.

C. Ne pas être à la hauteur.

D. Tout remettre en question.

E. Découvrir ce que je ressens vraiment.


🎭 Résultats : les 5 profils de tolérance


Majorité de A 🪨 Le Pilier

Tu tiens, tu encaisse, tu assures.

Mais tu t’oublies profondément.

Ton défi : apprendre à t’autoriser le repos… avant l’effondrement.


Majorité de B 🌫️ Le Minimisant

Tu fais passer tes sensations au second plan.

Tu relativises même l’inacceptable.

Ton défi : entendre enfin ce qui te fait mal.


Majorité de C 💞 Le Loyal

Ta gentillesse est immense, mais elle te coûte cher.

Ton défi : être présent pour toi autant que pour les autres.


Majorité de D 🤐 Le Silencieux

Tu évites le conflit, tu lisses, tu apaises… tout sauf toi.

Ton défi : exprimer, doser, poser.


Majorité de E :🌧️ Le Corps-Sentinelle (majorité de E)

Ton corps parle pour toi. C’est ton radar, ton guide.

Ton défi : l’écouter avant qu’il n’ait besoin de crier.


💫 Quel que soit ton profil, une chose est certaine : tu mérites de cesser de tolérer l’intolérable et de revenir à toi.




 
 
 

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