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La permission : un point de départ oublié


Il arrive un moment dans la vie où continuer comme avant ne fonctionne plus vraiment. Pas forcément parce que tout va mal. Mais parce que quelque chose, à l’intérieur, demande autre chose.


Le corps fatigue plus vite. Le sommeil ne repose plus autant. Les émotions prennent plus de place… ou au contraire semblent absentes. Le mental tourne, anticipe, ressasse. Et malgré les efforts, l’élan se fait plus discret.

Dans ces moments-là, on cherche souvent des solutions. Des méthodes. Des réponses.


Et si, avant toute chose, ce qui manquait n’était pas une solution…mais une permission ?


La permission : se donner le droit de s’arrêter.


La permission n’est pas un abandon. Ce n’est pas un renoncement.

C’est un changement de posture intérieure.


Se donner la permission, c’est :

  • ralentir sans culpabiliser

  • ressentir sans analyser

  • écouter sans vouloir corriger

  • être présent sans chercher à aller mieux immédiatement


C’est reconnaître que le corps, les émotions et le mental ont leur propre intelligence. Et que parfois, ce dont ils ont besoin, ce n’est pas d’être poussés…mais d’être accueillis.


Quand on ne porte plus seul.


Beaucoup de personnes vivent aujourd’hui avec le sentiment de devoir tenir seules. Seules avec leur fatigue. Seules avec leurs doutes. Seules avec ce qui se rejoue intérieurement, parfois de manière cyclique.


Le groupe, lorsqu’il est bien posé, change profondément cette expérience.

Non pas pour comparer. Non pas pour se raconter. Mais pour ne plus porter seul.

Être en cercle, dans un cadre sécurisant, bienveillant et non-jugeant, permet quelque chose de très particulier :on peut se déposer sans se dévoiler, être touché sans être exposé, se sentir soutenu sans être analysé.

La présence de l’autre devient un appui. Une co-régulation.

Un rappel silencieux : je ne suis pas seul à vivre cela.


Se reconnecter à soi, en profondeur.


La permission ouvre un chemin de reconnexion intérieure.

Une reconnexion :

  • au corps, à ses tensions, à sa fatigue, à ses besoins

  • aux émotions, parfois confuses, parfois retenues, parfois débordantes

  • aux pensées, à ce mental qui anticipe, protège, contrôle

  • au souffle, comme point d’ancrage et de régulation

  • au rythme intérieur, souvent malmené par le quotidien


Peu à peu, quelque chose se réajuste. Pas par effort. Par présence.

Le sommeil peut retrouver plus de profondeur.

L’énergie se répartir autrement.

L’élan revenir, plus juste, moins forcé.

Une forme de légèreté réapparaître dans le quotidien.


Mettre à distance ce qui n’a plus à diriger.


Dans cet espace de permission, il devient aussi possible de mettre à distance certaines parts de son histoire.

Non pas pour les nier. Non pas pour les effacer. Mais pour qu’elles cessent de gouverner le présent.


Certaines réactions, certaines peurs, certaines fatigues prennent racine dans des expériences passées.

Quand elles sont reconnues, accueillies et intégrées, elles perdent progressivement leur pouvoir.

Ce travail ne se force pas. Il se fait dans le respect du rythme de chacun. Et parfois, le cercle devient la première étape avant un accompagnement individuel plus profond.


Le Cercle de permission : un espace structuré et vivant


C’est dans cet esprit qu’est né le Cercle de permission.

Un espace collectif pensé comme un temps de régulation, de reconnexion et d’intégration.


Un cercle où :

  • la parole est libre, mais jamais obligatoire

  • le silence est pleinement respecté

  • le corps est écouté

  • le souffle est central

  • la relaxation sonore permet d’intégrer ce qui a été déposé


Chaque cercle suit une structure simple et contenante :

  • un temps d’ouverture pour marquer l’entrée dans l’espace

  • un temps de dépôt, en mots ou en silence

  • un temps de respiration consciente

  • un temps de relaxation sonore

  • un temps de clôture pour sentir le chemin parcouru


Le cercle s’ouvre et se ferme symboliquement, comme un passage.

Un avant. Un pendant. Un après.


Ce que chacun peut en retirer.


Chaque personne vient avec son propre vécu. Et chacun repart avec quelque chose de différent.


Pour certains, ce sera :

  • un apaisement immédiat

  • une sensation de sécurité retrouvée

  • un souffle plus libre


Pour d’autres :

  • une prise de conscience

  • une reconnexion au corps

  • l’envie d’aller plus loin, autrement


Le cercle n’impose rien. Il ouvre.

Il peut être un point d’appui.

Un fil rouge mensuel.

Un premier pas vers un accompagnement individuel.

Ou un espace régulier de ressourcement.


Se permettre.


La permission est un choix intérieur. Personne ne peut la prendre à votre place.

Mais parfois, il suffit qu’un espace existe pour que ce choix devienne possible.

Le Cercle de permission est une invitation. À ralentir. À ressentir. À être. À partager… ou non.

Et peut-être, simplement, à vous demander :


Et si, pour une fois, je me le permettais ?


Anthony Soulard

Accompagnant bien-être et reconnecteur à soi.

Angers



 
 
 

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